Questions
Qu'est-ce que le marché à terme?
Pourquoi utiliser le marché à terme?
Qui utilise le marché à terme?
Qu'est-ce que la contrepartie?
Comment sont calculés les prix des CLD?
Qu'est-ce que le marché à terme?
Le marché à terme désigne l'ensemble des bourses où se transigent des contrats à terme ou des options sur contrats à terme (put et call). Ces instruments financiers permettent de déterminer un prix (fixe, minimum et/ou maximum) pour des marchandises comme le porc, le maïs ou le tourteau de soya ou encore pour des titres comme les actions, les obligations, les indices boursiers ou les devises.
Les deux bourses américaines de marché à terme les plus importantes sont: le Chicago Board of Trade où se transigent, entre autres, les contrats à terme sur le blé, le maïs et le soya et le Chicago Mercantile Exchange où se transigent, entre autres, les contrats à terme sur le porc, le bœuf et le lait.
La Bourse de Winnipeg offre des contrats à terme sur le canola et la Bourse de Montréal offre des contrats à terme et des options sur les produits financiers.
Un contrat à terme ou « future » stipule la nature, la quantité et la qualité de la marchandise ainsi que le lieu et le délai de livraison. Un contrat à terme oblige le vendeur du contrat à effectuer la livraison de la marchandise et il oblige l'acheteur du contrat à prendre livraison de la marchandise. Peu de livraisons ont effectivement lieu puisque les acheteurs et vendeurs de contrats à terme peuvent « renverser » leur position avant l'échéance du contrat.
Pour une marchandise donnée, il peut exister plusieurs contrats à terme avec des échéances différentes. Ainsi il existe sept contrats à terme annuels dans le marché du porc et cinq contrats à terme annuels pour le maïs.
Le contrat à terme sur le porc du Chicago Mercantile Exchange, par exemple, porte sur la valeur monétaire de 40 000 livres de porc carcasse 51-52% et il est coté en cents américains à la livre.
Le contrat à terme sur le maïs du Chicago Board of Trade, quant à lui, porte sur 5000 boisseaux de maïs jaune américain #2 et est coté en cents américains par boisseau.
Une option sur contrat à terme représente un droit d'acheter (option d'achat ou « call ») ou de vendre (option de vente ou « put ») un contrat à terme .
Les contrats à terme et les options sur contrat à terme se transigent à un certain prix. Ce prix fluctue constamment et est influencé par le prix des marchandises sur le marché au comptant et par les anticipations de l'évolution des prix dans l'avenir.
En transigeant aujourd'hui un contrat à terme ou une option sur contrat à terme et en renversant plus tard votre position, vous ferez un gain ou une perte qui sera proportionnelle à la fluctuation de prix du contrat à terme ou de l'option.
Si vous voulez protéger, par exemple, le prix de porcs que vous livrerez dans plusieurs mois, vous prendrez une position vendeur sur le contrat à terme approprié. Si le prix du porc baisse, vous ferez de l'argent avec votre position sur le marché à terme, ce qui compensera vos pertes sur le marché comptant.
Avec le SGRM, vous n'avez pas besoin de transiger directement sur le marché à terme. C'est le SGRM qui transige pour vous. Vous évitez ainsi d'ouvrir un compte chez un courtier et de subir des appels de marge lorsque le marché à terme va à l'encontre de vos positions.
À noter: les contrats à livraison différée du SGRM ne sont pas des contrats à terme.
Pourquoi utiliser le marché à terme?
Pour faire de la contrepartie ou pour faire de la spéculation .
1) La contrepartie permet de gérer le risque de marché, c'est à dire le risque que le prix d'une marchandise fluctue à la hausse ou à la baisse dans les prochains mois. Le contrepartiste n'utilise pas du tout le marché à terme comme le spéculateur. Alors que le spéculateur accepte le risque de marché et cherche à en profiter, le contrepartiste rejette le risque de marché et cherche à l'éliminer.
2) La spéculation est une activité d'investissement qui vise à profiter des variations de prix d'un instrument financier. Le marché à terme se prête particulièrement bien à la spéculation pour deux raisons principales :
- on peut spéculer aussi facilement sur les baisses que sur les hausses de prix. Cela tient à la nature des contrats à terme. Il est aussi facile de vendre un contrat à terme que de l'acheter. Pour un spéculateur du marché à terme, il y a donc deux façons de faire de l'argent : acheter un contrat à terme à un certain prix et le revendre plus cher ou vendre un contrat à terme à un certain prix et le racheter moins cher.
- avec peu d'argent, on contrôle beaucoup d'argent. Le marché à terme permet un effet de levier financier important. Par exemple, pour transiger un contrat à terme de 40,000 livres de porc représentant environ $25,000$US lorsque le porc se vend à environ 0.65$US la livre, vous n'avez besoin que d'un dépôt de garantie initial de 800.00$US. Lorsque le spéculateur a raison, il fait des gains beaucoup plus importants pour chaque dollar investi dans le marché à terme que dans tout autre marché. L'inverse est également vrai et les pertes peuvent être rapides et catastrophiques.
La différence principale entre le contrepartiste et le spéculateur est que le contrepartiste possède ou doit se procurer la marchandise sous-jacente. Beaucoup de producteurs confondent contrepartie et spéculation et c'est peut-être ce qui explique le peu d'utilisation du marché à terme au Québec. Le contrepartiste cherche à protéger le prix de la marchandise qu'il possède. Il utilisera le marché à terme en prenant une position inverse (financièrement) à sa position sur le marché au comptant. C'est le principe de la contrepartie. Cela veut dire simplement que l'argent perdu d'un côté (le marché à terme ou le marché au comptant) sera compensé par l'argent gagné de l'autre côté (le marché à terme ou le marché au comptant). Le spéculateur, lui, ne possède pas la marchandise sous-jacente. Si le marché à terme va dans le sens inverse à sa position, il perdra toujours de l'argent alors que le contrepartiste, lui, fera de l'argent sur le marché au comptant parce qu'il possède la marchandise sous-jacente.
Un producteur qui n'utilise pas le marché à terme est un peu comme un spéculateur car il est à la merci des fluctuations des prix du marché au comptant. Aux États-Unis et dans les autres provinces canadiennes, les institutions financières exigent très souvent du producteur qu'il utilise un programme de contrepartie pour lui avancer les fonds nécessaires à la gestion de son entreprise.
Au Québec, les programmes de stabilisation du revenu agricole offrent une certaine protection contre les baisses de prix des marchandises agricoles. L'utilisation du marché à terme par le biais du SGRM vous permet d'effectuer de la contrepartie et d'augmenter votre protection contre les baisses de prix.
Qui utilise le marché à terme?
Il y a deux grandes catégories d'intervenants sur le marché à terme : les contrepartistes et les spéculateurs.
Le marché à terme est un marché de transfert de risque. Le contrepartiste transfère au spéculateur le risque de marché qu'il ne veut pas prendre.
Le contrepartiste possède la marchandise sous-jacente ou doit se la procurer. Un producteur de porc possède les porcs vivants. Un abattoir doit acheter des porcs vivants. L'abattoir et le producteur sont des contrepartistes.
Le spéculateur ne possède pas ou ne désire pas acheter la marchandise sous-jacente. Le spéculateur croit qu'il peut faire de l'argent avec les fluctuations de prix du marché. Il prend le risque que le contrepartiste ne désire pas prendre. En ce sens, les spéculateurs sont essentiels au bon fonctionnement du marché à terme : ils assurent une liquidité au marché.
L'organisme américain de réglementation du marché à terme, la « Commodity Futures Trading Commission » publie à toutes les semaines un rapport (le « Commitment of traders report ») indiquant les positions détenues par trois types d'intervenants dans le marché à terme : les « commerciaux » qui sont des contrepartistes détenant un nombre important de contrats à terme, les « spéculateurs » qui sont des spéculateurs détenant un nombre important de contrats à terme et les « petits cambistes » qui peuvent être des contrepartistes ou des spéculateurs détenant un petit nombre de contrats à terme. Pour chaque catégorie, le rapport spécifie le nombre d'intervenants qui ont une position acheteur et ceux qui ont une position vendeur.
Qu'est-ce que la contrepartie?
